Alors que certains vendeurs affirment qu’il n’est pas nécessaire de roder le moteur d’une voiture neuve, mais ce n’est pas l’avis de tout le monde. Même si le rodage des voitures neuves actuelles n’est plus le même que celui des voitures ayant quelques années, nous vous proposons quelques conseils pour réussir votre rodage.

Roder le moteur d’une voiture neuve : Comme les freins, l’embrayage ou la boîte de vitesses, le moteur a besoin d’un rodage, aussi bref et peu contraignant soit-il, pour que les pièces en frottement « se fassent », qu’elles « s’habituent » progressivement les unes aux autres. Il s’agit d’un phénomène physique lié à la tribologie ; l’étude des frottements.

Mais, par rapport au rodage qu’a connu grand-père sur sa Renault 4 CV, qui était long et ennuyant, le rodage « moderne » n’a plus rien à voir. C’est en partie dû à l’absence de limaille métallique dans le moteur, que l’on doit à la qualité de fabrication des organes mécaniques, aux matériaux mais aussi et surtout à la précision de l’usinage, de l’ordre de 2 à 3 centièmes de millimètres. Sans oublier l’assemblage, les cotes de tolérances étant bien plus restreintes aujourd’hui qu’elles ne l’étaient vingt ans plus tôt. De plus, la qualité des huiles utilisées pour la lubrification du moteur neuf n’est pas étrangère à l’absence de rodage dont parlent les constructeurs automobiles, d’autant qu’elles sont plus finement filtrées. Lorsqu’ils sont neufs, les éléments en mouvement dans le moteur comportent encore quelques traces d’usinage qui, avec la montée en température du moteur, peuvent se dilater, faisant évoluer l’écart qui les sépare les unes des autres, appelé jeu de fonctionnement. Pourtant certains constructeurs ne préconisent plus aucun rodage. Mais ce n’est pas une raison pour utiliser le moteur à haut régime et à froid dès les premiers kilomètres. Cela pourrait mener à des prémices de dégradation du moteur. Les frottements internes sont plus intenses dans un moteur neuf que dans un bloc ayant déjà quelques « heures de vol ». Théoriquement, un bon rodage pourrait donc permettre d’accroître sensiblement la fiabilité d’un moteur, sa longévité et de réduire sa consommation d’huile. Mais, en pratique, un « mauvais » rodage ne génèrerait qu’une petite perte de performances, que seule une comparaison avec un véhicule ayant été bien rodé pourrait faire apparaître.

Un coup d’oeil régulier aux différentes niveaux

Ainsi, la traditionnelle vidange des 1 000 km a disparu de la plupart des manuels d’utilisation et même la révision intermédiaire, à 10 000 ou 15 000 km, n’est plus automatiquement préconisée. En revanche, sans même passer par le garage, un petit coup d’oeil aux différents niveaux après 500 kilomètres parcourus, et tout particulièrement au niveau d’huile, est le bienvenu. En conséquence, même si certains constructeurs et vendeurs ne manquent pas de rappeler les précautions à prendre avec une mécanique neuve, il est bon de se remémorer quelques règles de « bonne conduite ». Rouler en charge ou tracter avec une voiture neuve est à proscrire, tout comme partir en vacances en famille : le régime moteur stabilisé sur autoroute n’est pas la meilleure chose à faire pour roder le moteur, tout comme les embouteillages dans lesquels la température de fonctionnement augmente. En outre, dépasser les 5 000 tr/min avec un moteur essence ou 3 500 tr/min avec un diesel n’est pas recommandable avant d’avoir parcouru au moins 2 000 km. Dès lors, il ne faut grimper du jour au lendemain en haut du compte-tours, mais plutôt y aller progressivement, et uniquement lorsque le moteur est à bonne température de fonctionnement

sources : www.auto-moto.com